Seuls
Seuls nous naissons,
De mains en mains trimballés,
Mains de latex gantées.
Déjà nous sommes ainsi éloignés
De tout contact, de toute chaleur,
Incompris dans nos pleurs,
Dans nos larmes, dans nos envies.
Ainsi commence la vie.
Seuls nous grandissons,
Jouant aux billes dans une cour de récré,
Tappant dans une balle sur un oré,
Croyant que ces sphères vont nous lier
Dans une infantile naïveté.
Car au fil du temps, au fil des années,
Les uns finissent par s'en aller
Par un camions écrasés,
Les autres finissent par nous blesser,
Se moquant de ce morceau de papier
Sur lequel quelques vers ont été jetés
Pour une fille qui excelle à nous ignorer.
Ainsi va la vie.
Seuls nous survivons
Attendant sur le quai d'une gare
L'arrivée de son premier amour
Qui ne rimera pas avec toujours,
Mias plutôt avec bagarre.
Seul même en trinquant
Au nom d'une amitié
Aussi intangible et éphémère
Que le tintement des deux verres.
A pied le long d'une autoroute
Attendant seul une amitié
Qu'on a depuis longtemps bousilléé.
Seul l'esprit en déroute.
Ainsi va la survie
Seuls nous existons
Incompris dans les larmes, incompris dans les pleurs,
Incompris dans les cris, incompris dans les peurs
Incompris dans les joies, incompris dans le bonheur.
Nul pour comprendre ses tortures,
Nul pour soigner ses blessures.
A son oreille nul murmure,
A son coeur nul point de suture?
Seul au passé, seul au présent, seul au futur
Jusqu'au point de rupture.
Ne pouvoir expliquer
Obliger de se replier
Ne rien dire
Serrer les dents et souffrir
Se fermer sur soi-même
Retrouver un coeur de pierre
Cassé par un unique "je t'aime"
Je m'en souviens comme si c'était hier.
Ainsi approche la fin.
Seuls nous mourons.
Dernières pensées
Que nul ne peut capter.
Dernier soupir
Que nul ne peut sentir.
Tant de choses qu'on a pu faire
Avant de siffler son dernier air.
Ainsi se termine la vie.
Suis-je si naïf de croire
Qu'on peut trouver quelqu'un à qui se confier
Quelqu'un capable de comprendre
Capable de sécher mes larmes,
Partager mes joies ?
Quelqu'un avec qui je peux être moi
Et non cet ersatz que je joue
Pour ne pas perdre ce qui m'est si cher au coeur.
Trouver un havre de paix,
De sincérité, de confiance, de soutien,
Loin de cette société
Où reignent les apparences
Où l'on ne se donne plus la peine d'aimer
Où reigne la doctrine du "frapper en premier"
Où la tromperie, les mensonges sont plus répandus que les sources d'eau fraîches.
Suis-je un extra-terrestre qui vit sur une autre planète où l'on croit encore à la belle au bois dormant ?
Suis-je à 100 lieues de la réalité,
Voué à souffrir de trop vouloir donner,
De trop vouloir recevoir,
De croire encore en l'amitié, en l'amour, au bonheur ?
De mains en mains trimballés,
Mains de latex gantées.
Déjà nous sommes ainsi éloignés
De tout contact, de toute chaleur,
Incompris dans nos pleurs,
Dans nos larmes, dans nos envies.
Ainsi commence la vie.
Seuls nous grandissons,
Jouant aux billes dans une cour de récré,
Tappant dans une balle sur un oré,
Croyant que ces sphères vont nous lier
Dans une infantile naïveté.
Car au fil du temps, au fil des années,
Les uns finissent par s'en aller
Par un camions écrasés,
Les autres finissent par nous blesser,
Se moquant de ce morceau de papier
Sur lequel quelques vers ont été jetés
Pour une fille qui excelle à nous ignorer.
Ainsi va la vie.
Seuls nous survivons
Attendant sur le quai d'une gare
L'arrivée de son premier amour
Qui ne rimera pas avec toujours,
Mias plutôt avec bagarre.
Seul même en trinquant
Au nom d'une amitié
Aussi intangible et éphémère
Que le tintement des deux verres.
A pied le long d'une autoroute
Attendant seul une amitié
Qu'on a depuis longtemps bousilléé.
Seul l'esprit en déroute.
Ainsi va la survie
Seuls nous existons
Incompris dans les larmes, incompris dans les pleurs,
Incompris dans les cris, incompris dans les peurs
Incompris dans les joies, incompris dans le bonheur.
Nul pour comprendre ses tortures,
Nul pour soigner ses blessures.
A son oreille nul murmure,
A son coeur nul point de suture?
Seul au passé, seul au présent, seul au futur
Jusqu'au point de rupture.
Ne pouvoir expliquer
Obliger de se replier
Ne rien dire
Serrer les dents et souffrir
Se fermer sur soi-même
Retrouver un coeur de pierre
Cassé par un unique "je t'aime"
Je m'en souviens comme si c'était hier.
Ainsi approche la fin.
Seuls nous mourons.
Dernières pensées
Que nul ne peut capter.
Dernier soupir
Que nul ne peut sentir.
Tant de choses qu'on a pu faire
Avant de siffler son dernier air.
Ainsi se termine la vie.
Suis-je si naïf de croire
Qu'on peut trouver quelqu'un à qui se confier
Quelqu'un capable de comprendre
Capable de sécher mes larmes,
Partager mes joies ?
Quelqu'un avec qui je peux être moi
Et non cet ersatz que je joue
Pour ne pas perdre ce qui m'est si cher au coeur.
Trouver un havre de paix,
De sincérité, de confiance, de soutien,
Loin de cette société
Où reignent les apparences
Où l'on ne se donne plus la peine d'aimer
Où reigne la doctrine du "frapper en premier"
Où la tromperie, les mensonges sont plus répandus que les sources d'eau fraîches.
Suis-je un extra-terrestre qui vit sur une autre planète où l'on croit encore à la belle au bois dormant ?
Suis-je à 100 lieues de la réalité,
Voué à souffrir de trop vouloir donner,
De trop vouloir recevoir,
De croire encore en l'amitié, en l'amour, au bonheur ?
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